L'histoire d'une entreprise

 

Du simple guichet ouvert au sein de la maison familiale “Cherbacho” jusqu’à la construction du vaisseau de verre ancré aux abords de Bayonne, fleuron et dernière unité de la flotte Inchauspé, plus de cent cinquante ans se sont écoulés, et plusieurs générations se sont succédé.


En 1970, Michel Inchauspé fonde la Banque Auxiliaire Michel Inchauspé 

 

Suite au décès de leurs pères et oncles respectifs, Michel et Léon Inchauspé, cousins germains, décident conjointement de séparer leurs activités et leur gestion en créant des établissements bancaires distincts et indépendants, appliquant des stratégies différentes. 

Léon Inchauspé choisit alors de conserver les deux agences de la côte basque - Bayonne et Saint-Jean-de-Luz. Pour cela il maintient la dénomination « Banque Inchauspé et cie ». En 2001, cet établissement bancaire sera racheté à cent pour cent par la Caisse d’Épargne Pays de l’Adour, avant une fusion-absorption définitive en 2006.

De son côté, Michel Inchauspé, fidèle aux origines navarraises de sa famille, conserve la seule agence de Saint-Jean-Pied-de-Port, siège social de la banque originelle créée par son père Louis et berceau familial de la maison Cherbacho-Inchauspé.

Il s’associe avec la Banque Auxiliaire d'Escompte et de Crédit de Paris et lance la bami :
la Banque Auxiliaire Michel Inchauspé. 

À cette époque, alors qu’une quarantaine de banques majoritairement détenues par des groupes familiaux opèrent en France, le développement de la bami s’accélère… La rigueur et les valeurs de sa gestion lui permettent de perdurer alors que ses pairs se font racheter par les grands groupes bancaires.


La bami connaît une première décennie de croissance rapide et constante, recentrée sur son territoire

Rapidement, de nouvelles agences fleurissent et ouvrent leurs portes à Saint-Palais en février 1971, à Mauléon en février 1972, à Hasparren en juin 1972, à Pau en octobre 1972, à Biarritz en juin 1977. Puis à Oloron en juillet 1982 et à Lourdes en février 1983. 

 

En 1977 et 1978, les 10 agences parisiennes apportées lors de l’association de 1970 avec la Banque Auxiliaire d'Escompte et de Crédit de Paris, sont cédées à la Banque industrielle et commerciale du Marais, devenue la Banque Vernes et Commerciale de Paris à l’initiative de son Directeur général, Monsieur Jean Rougier. La Banque Vernes entre ainsi dans le capital de la bami. Ce dernier se répartit alors entre 3% des actions détenues par le personnel, 20 % par la Banque Vernes et Commerciale de Paris, et 77 % par le groupe familial.

Michel Inchauspé, gardant à l’esprit la mission qui anime sa famille depuis quatre générations, c’est-à-dire « être au service de la région », adopte une stratégie conforme à son idéal : se recentrer sur son territoire naturel, le Pays Basque, le Béarn et la Bigorre.

En 1982, La Banque Vernes et Commerciale de Paris est nationalisée en totalisant plus d’un milliard de francs de dépôts. Puis, en entrant dans le groupe Indosuez, elle est vendue en 1985 à l’un des premiers groupes bancaires italiens : l’Instituto SAN PAOLO di TORINO. La participation minoritaire change alors de mains, le groupe italien devient actionnaire des 20 % détenus dans le capital de la bami.


En 1987, la cinquième génération inspire une nouvelle vision de la banque entre tradition et modernité.

Michel & Jean-Paul InchauspéRejoint par ses fils Jean-Paul, Louis, Vincent et Laurent, Michel Inchauspé poursuit le développement de la banque familiale. La future bami s'adapte aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, tout en préservant la nature et la qualité de la relation client. L'organisation informatique est entièrement revue et tout développement est désormais centralisé et assuré en interne.

Un immeuble neuf est construit à Saint-Jean-Pied-de-Port pour abriter les services administratifs ainsi que l'agence centrale. La dénomination sociale est modifiée pour devenir la Banque Michel Inchauspe-Bami et un nouveau logo est adopté. Les services évoluent au fil de l’évolution des besoins et la gamme de produits s'élargit.

 
 

Des années clés marquent l'histoire de la bami...

1991

Riche d’un réseau territorial de neuf agences, la bami élargit son champ d’action en créant une agence à Bordeaux. Cette décision stratégique lui apporte une dimension régionale et grâce à sa collaboration avec la Banque SAN PAOLO, lui permet de s’ouvrir à l’international.

2002

La bami affiche des résultats témoignant de son évolution fulgurante sur la dernière décennie :

  • le volume de ses dépôts augmente fortement, passant de 65,55 millions d'euros à 264 millions 

  • ses crédits consentis se multiplient par 6, progressant de 26,68 millions à 160 millions d'euros

  • le bénéfice net de la Banque s'est fortement développé atteignant 3,9 millions d'euros

2003

Le Groupe Caisse d'Épargne rachète au groupe San Paolo di Torino sa filiale française ainsi que toutes ses participations. La Banque Sanpaolo France change de nom pour devenir la Banque Palatine, laquelle reste actionnaire minoritaire de la bami à la hauteur des 20 %.

2008

Année de crise qui a symbolisé et acté un virage très marqué sur le marché bancaire, 2008 a apporté un nouveau regard sur les banques familiales. « Auparavant, les petits établissements comme le nôtre étaient perçus comme fragiles », explique Jean-Paul Inchauspé, Président de la bami. « Depuis la crise de 2008, nous sommes mis sur un pied d'égalité avec les grands ».


Le 12 décembre 2012, la bami devient la seule banque familiale française 100 % indépendante 

Depuis 2012, après le décés de Michel Inchauspé, JeanPaul est nommé PDG et ses frères Louis (jusqu'en mai 2015), Vincent et Laurent deviennent membres du Conseil d'Administration.

Grâce à un ancrage profond lié à son histoire, au maintien de sa solidité financière, à la preuve faite sur le terrain de son investissement entrepreneurial local ; grâce à sa lucidité, à son attention particulière portée à la relation client et à sa transparence, la bami demeure l’une des rares banques familiales françaises indépendantes.

Parmi ces quelques banques familiales, la bami est l’unique banque française contrôlée à 99% par un actionnariat familialLe pour cent de capital restant appartenant à ses cent vingt-cinq salariés. 

La bami offre aussi le meilleur ratio de solvabilité core tier one parmi les trois résistantes. Ce ratio mettant en relation les fonds propres et les actifs détenus et pondérés en fonction des risques, est à hauteur de 15,9 % chez la bami à fin 2011 (en Bâle II), alors qu'un niveau de 9 % seulement est encore requis en juin 2012 dans le cadre de la réforme de Bâle III. 


Visionnaire et moteur de son territoire, tournée vers son futur, la bami avance à pas comptés

Cette épopée entrepreneuriale d’une véritable dynastie bancaire n'aurait pu exister sans un véritable " esprit maison " partagé par les cent vingt-cinq femmes et hommes qui travaillent au sein de la Banque Michel Inchauspé.

Sa liberté stratégique et financière est l’atout majeur de la bami, une banque saine et solide grâce à des fonds propres en consolidation permanente. Une banque enracinée dans son histoire familiale, actrice de l’Histoire de sa terre natale et animée d’un fort esprit d’entreprise et de solidarité.

Gérée avec rigueur et développant son fonds de commerce auprès d’une clientèle spécifique, la bami privilégie la prudence en gardant à l’esprit que son métier de base réside dans la prise de risque. Elle s’appuie sur une profonde connaissance de son pays et de sa culture, elle garde pour raison d’être sa contribution à l’expansion économique de la région, tout en assurant sa propre pérennité.

Notre siège social est resté à Saint-Jean-Pied-de-Port. Notre centre de décision est situé dans notre immeuble central aux portes de Bayonne, un magnifique bâtiment de verre tourné vers le Pays basque intérieur.

Son architecture symbolisant l’alliance naturelle entre notre authenticité et notre modernité, reflète à la fois la lumière douce de nos montagnes et la clarté vibrante venue de l'océan.