L'histoire d'une famille

5ème génération
Jean-Paul Inchauspé . Né en 1963

Dès 1988, Jean-Paul Inchauspé intègre la Direction Générale de la bami, aux côtés de Gérard Ascarategui et de son frère Louis.
Il devient Président du Directoire en 1997, alors que son père Michel prend la présidence du Conseil de Surveillance. En 2012, la bami modifie sa forme juridique et Jean-Paul Inchauspé est nommé
Président Directeur général.

Vincent Inchauspé . Né en 1964
Laurent Inchauspé . Né en 1969

Membres du Conseil d’administration de la bami.

4ème génération
Michel Inchauspé . 1925-2011

Avec la ferme volonté de perpétuer les valeurs familiales, il prend son indépendance  (vis-à-vis de son cousin germain Léon Inchauspé) en 1970 et s'associe à la Banque Auxilliaire d'Escompte et de Crédit en apportant le fonds de commerce de la seule agence de Saint-Jean-Pied-de-Port, berceau familial de la banque, pour lancer la Banque Auxiliaire Michel Inchauspé - bami. Alors que son cousin germain, Léon Inchauspé, né en 1925, continue à gérer les deux agences de la Côte Basque, à Bayonne et à Saint-Jean-de-Luz, et conserve la dénomination « Banque Inchauspé et Cie ».

3ème génération
Louis Inchauspé . 1892-1960
Jean Inchauspé . 1890-1969

Avec leur mère, les deux frères coopèrent, Jean poursuivant le développement des activités textile et laine, Louis organisant l’activité bancaire. Ils installent le premier guichet de banque avec comptoir, dans la maison familiale. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, à la demande de la Banque de France, ils scindent les activités de la Maison Cherbacho Inchauspé en isolant les opérations bancaires pour créer la Banque Veuve Léon Inchauspé et Cie.

2ème génération
Jean-Léon Inchauspé . 1853-1924
& son épouse Placide née Etcheverry . 1864-1948

Développant le négoce de produits textiles, Jean-Léon Inchauspé constitue depuis sa maison « Cherbacho » un réseau de distribution spécialisé dans toute la Navarre, de part et d’autre des Pyrénées. A la fin du XIXème, alors que son activité de négoce de produits textiles dépasse largement les frontières du canton de Saint-Jean-Pied-de Port, il étend son offre de service en prêtant de l’argent à une clientèle élargie. Certains jeunes basques bénéficieront de ces financements pour s’expatrier dans les Amériques dans l’espoir d’y faire fortune. Il devient ainsi le fondateur de la dynastie familiale.

1ère génération
Juan Inchauspé . 1811-1881
& son épouse Jeanne née Etcharren . 1824-1903

 

Des racines profondes…

Dès le début du XIXe siècle, Juan Inchauspé, originaire de Val Carlos, et sa femme Jeanne née Etcharren, forment les racines d’une lignée familiale qui traverse les siècles dans un même esprit de solidarité, traduit en euskara par le mot " lkartasuna ”.

Déjà commerçants dans l’âme au sens originel du terme – le commerce révélant avant tout l’art de « relationner » –, ils ont ensemble impulsé un esprit de famille et d’entreprise au service de la collectivité et du développement du Pays basque. Un esprit qui a inspiré les générations qui leur ont succédé et qui vont toutes contribuer au développement de leur territoire jusqu’à nos jours.


La Maison Cherbacho, fondée par Jean-Léon Inchauspé

Jean-Léon Inchauspé né en 1853 est le premier fils de Juan et de Jeanne. Respectant le droit d’aînesse en vigueur à l’époque, il développe les activités commerciales depuis le berceau de la future banque, basé à Saint-Jean-Pied-de-Port. 

Dès sa création, le magasin de Jean-Léon Inchauspé porte un " esprit maison ". En effet, à cette époque en Navarre, comme dans tout le Pays Basque, une entreprise ne porte pas le nom de son dirigeant, mais celui de la " maison " qui abrite l’activité commerciale ou artisanale.

À Saint-Jean-Pied-de-Port, la Maison à l’origine spécialisée dans le négoce de tissus borde la frontière pyrénéenne, à une époque où les droits de douane n’existent pas encore. 

Négociant en produits textiles de l’Adour jusqu’à l’Ebre et fournisseur des bérets rouges des armées carlistes, Jean-Léon Inchauspé doit soudain faire face à de fortes demandes, et pour cela adapter la dimension et la forme de son commerce. Faisant fabriquer dans le nord de la France des quantités importantes de tissus, il constitue un réseau de distribution de produits textiles dans toute la Navarre de part et d’autre des Pyrénées.

 

Dès la fin du XIXe siècle, les premières opérations de crédit reposent sur la seule confiance mutuelle 

À cette époque mouvementée pour la région, son peuple d’aventuriers développe l’envie de conquérir de nouveaux espaces au bout du monde et rêve de terres vierges, promesses d’avenir et de richesses. Cette émigration vers les pays d’Amérique du Sud jusqu’en 1914, s’est plus tard orientée vers la Californie. Tout quitter pour atteindre ces Eldorados au-delà de l’Océan nécessitait néanmoins un financement minimum de départ…

C’est alors que Jean-Léon Inchauspé, toujours négociant en textiles et désireux de participer à la construction de ces nouvelles vies imagine la formation de contrats simples pour matérialiser le rêve des aventuriers. Ces contrats sont uniquement basés sur une confiance réciproque : Jean-Léon Inchauspé avance l’argent du voyage sur la seule promesse de remboursement du créancier émigré, une fois fortune faite "aux Amériques".

Cette confiance s'étend également aux clients de son activité traditionnelle : le négoce. Cela entraîne naturellement la création de " comptes clients "Ces derniers impliquent des délais de paiement et des intérêts qui, bien souvent, sont réglés avec la matière première exploitée par cette clientèle rurale : la laine de brebis. La Maison Inchauspé fait alors construire une usine de retraitement de la laine aux portes de Saint-Jean-Pied-de-Port.


La Maison Inchauspé se lance dans le métier de banquier avec Louis et Jean…

Quelques dates clés donnent des repères pour comprendre le tournant pris par l’humble maison "Cherbacho"…

1914

Outre les opérations de financement sur des durées pouvant atteindre 25 ans, la Maison Inchauspé réalise de premières véritables opérations de banque. En raison de sa notoriété et de sa notabilité, elle participe activement à la levée de l’emprunt national en monnaie or, pour financer l’effort de guerre. 

1920

Au lendemain de l’armistice, les deux fils de Jean-Léon, Louis et Jean, installent dans la maison familiale de Saint-Jean-Pied-de-Port le premier guichet de banque avec comptoir, coffre et grille. Très sommaire et assez convivial, celui-ci se situe dans la maison même et ne présente aucune enseigne extérieure. Ce guichet restera en activité et en l’état jusqu’en 1960 !

Avec les frères Inchauspé, l’activité de banque commence à s’organiser…  Jusque-là, elle faisait partie d’un groupe commercial aux activités multiples, principalement composé du négoce de tissus et du traitement de la laine.

1940

Les activités de la banque familiale fonctionnent déjà telle une entité à part entière.
Le 20 décembre 1941, à la demande de la Banque de France les deux frères scindent les activités de la Maison Inchauspé et créent officiellement l'établissement bancaire « Banque Veuve Léon Inchauspé et compagnie ». Plus tard, en 1949 celui-ci est rebaptisé « Banque Inchauspé et cie ». 

Les activités de la banque et des autres entités de la Maison Inchauspé se développent progressivement pendant les vingt années qui suivent. Louis forme son neveu Léon au métier de banquier pendant que Jean initie son propre neveu, Michel, aux opérations de négoce de tissus et de laine. Les deux cousins germains, supervisés par leurs oncles respectifs, sont peu à peu amenés à gérer les activités de l’ensemble du groupe, avec une autonomie de plus en plus large.

Au décès de son père Louis, alors Président du Conseil Général des Basses Pyrénées, Michel se lance en politique pour être élu Conseiller général en 1960, puis député en 1965. En 1968, il sera également appelé pour faire partie du dernier gouvernement du Général de Gaulle, au sein duquel il assumera les fonctions de Secrétaire d’État en charge des DOM-TOM.

1970

C’est en 1970 que la Banque Auxiliaire Michel Inchauspé voit le jour suite à une nouvelle répartition des affaires et à une séparation juridique des entités gérées par les deux cousins germains, Michel et Léon.

L’histoire d’une famille devient alors celle d’une entreprise.